Les ONG rappelent l'absence de certitudes sur l'innocuité des ondes électromagnétiques, et réclament l'application du principe de précaution. Elles prônent l'adoption d'une limitation des émissions à 0,6 volt par mètre (V/m) - contre 41 et 61 V/m aujourd'hui selon les fréquences. Plusieurs tribunaux sont récemment allés dans leur sens, en reconnaissant la nécessité d'appliquer le principe de précaution et en ordonnant le démontage de certaines antennes-relais. De leur côté, les opérateurs mettent en avant leur obligation d'assurer une bonne couverture du territoire et demandent un cadre juridique stable.
La téléphonie mobile est présentée comme « la priorité numéro un » du gouvernement. « Il existe un gros bagage scientifique démontrant l'existence d'incertitudes sur les impacts sanitaires des téléphones portables. Ce n'est pas le cas pour les antennes-relais. » précise Roselyne Bachelot. Les ministres ont lancé des pistes sur de possibles évolutions de la réglementation : - interdire la commercialisation de téléphones conçus pour les moins de 6 ans et la publicité à destination des moins de 12 ans. - suspendre les implantations d'antennes-relais dans l'attente des résultats de deux grandes études (l'une française, l'autre internationale), qui doivent faire le point concernant toutes les connaissances scientifiques sur le sujet.
Le Grenelle des Ondes devait initialement clôturer le 25 mai mais pourrait être prolongé.