Deux jours pour le jury présidé par Charles Ange Ginesy et constitué d’experts – Michel Lambertin, phytosociologue, Emile Bertrand expert agronome, Ariane Bernard-Laurent, ONCFS, experte faune, Cédric Robion, expert paysage et photographies, Mireille Delrieu DDTM 06, Véronique Boussou Parcs Nationaux de France, Muriel Pastor du conseil général, … - pour évaluer la qualité des prés de fauche de 7 exploitations agricoles incluses dans les communes du Parc du Mercantour. Les prairies présentant le meilleur équilibre entre valeur agricole et valeur écologique ayant été mises à l’honneur.
Ainsi, après un rapide débriefing à la maison Valbergane, élus, jury, et membres du PNM se sont rendus sur la première parcelle à concourir dans la commune de Beuil où ils ont été accueillis par Yves Chaix, 1er adjoint représentant le maire Raymond Ricci, Thierry Brillant, éleveur et agriculteur du hameau des Bergians, a expliqué sur le terrain son travail quotidien pour obtenir de beaux prés de fauche.
L’occasion, également, pour le député-maire de Péone-Valberg Charles Ange Ginésy, président de la communauté de communes Cians-Var, de présenter le jury, tout en se félicitant de la tenue d’un tel concours « qui met en valeur le travail difficile des éleveurs-agriculteurs en montagne » et toute la détermination qui est la sienne avec le Président du Conseil Général Eric Ciotti a aider le monde agricole. Un concours d’envergure nationale où les territoires de Cians-Var pourraient bien obtenir une place sur le podium dans la catégorie « Prairies Pauvres », c’est-à-dire au rendement inférieur à 4 tonnes de fourrage à l’hectare. Avant que Catherine Stenghel, représentant la Chambre d’Agriculture, ne rappelle à son tour l’importance d’une prairie riche pour les troupeaux afin « d’obtenir la typicité de nos produits locaux », Charles Ange Ginésy a remercié les élus présents dont Annie Wattola et Jean Charles Barrale conseillers municipaux de Guillaumes, les agriculteurs, apiculteurs et éleveurs du territoire Cians-Var de leur participation à ces deux journées et bien sur la forte mobilisation des gardes du PNM.
Enfin, avant d’ouvrir officiellement le concours des Prairies Fleuries, Pierre Commenville, directeur adjoint du PNM, a expliqué les raisons d’un tel concours, « face à l’insécurité du foncier, à l’augmentation des dégâts occasionnés par la faune sauvage et de l’organisation du travail autour d’une exploitation », Dany Gobert, président de la coopérative laitière cantonale a pour sa part témoigné de la difficulté de maintenir cette dernière.
Le jury a ensuite commencé son travail, examinant faune et flore, deux jours durant. Les prix devraient être remis à l’automne prochain.