Président du Département des Alpes-Maritimes
Président de la Communauté de Communes Alpes d'Azur
Président de l'Association Nationale des Maires des Stations de Montagne
27/07/2013
Val d'Entraunes – La pression du loup devient insupportable

Val d'Entraunes – La pression du loup devient insupportable

Suite à l'attaque de loup subie par Didier Trigance sur le secteur de la Cime de l'Aspre, Charles Ange Ginésy s'est rendu immédiatement sur site accompagné de l'ONCFS et de la gendarmerie pour constater le désarroi du berger qui a perdu 9 brebis tuées par le prédateur et une quinzaine de bêtes mortes par dérochement. Le Député souhaite que l'Etat prenne enfin la mesure du drame pour la profession et relance la proposition de loi qu'il avait déposée à l'automne 2012.

9 bêtes tuées par le loup, une quinzaine qui ont sauté dans le vide, Didier Trigance, berger sur le secteur de la cime de l’Aspre avoue son désarroi face à la prédation du loup. « Une prédation qui ne cesse d’augmenter, confirme Jean-Marie Maria, agent de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, cette année, nous dénombrons au moins trois cents attaques depuis le mois de juin, alors que l’an passé nous avions subi 700 attaques dans l’été ».
 
Une constatation confirmée par Didier Trigance qui ajoute « l’an dernier, j’ai perdu 250 agneaux ; ces bêtes manquent aujourd’hui à mon troupeau, et les naissances ont chuté ». Le berger explique parquer ses bêtes toutes les nuits, laissant des chiens dans le troupeau et en dehors de l’enclos. « Si le loup n’arrive pas à prélever des moutons la nuit, il le fera le jour, il est très intelligent, suivant le troupeau », déclare celui qui ne « souhaite que donner un avenir à ses enfants et perpétuer le métier de berger dans les alpages ».
 
De son côté, le député Charles Ange Ginésy s’est dit très préoccupé par l’augmentation du nombre d’attaques de loups sur les troupeaux, souhaitant ardemment « que le loup, que je respecte en tant qu’animal, reste sauvage et que les bergers puissent continuer à perpétuer un métier ancestral ». Charles Ange Ginésy craignant une dérive consistant à empoisonner le loup. « Une méthode utilisée par nos ancêtres qui pourraient bien détruire toute la faune sauvage, nous devons empêcher cela en pérennisant le métier de berger et en aidant ces derniers ». Le député réitérant tout son soutien, tout en exprimant sa crainte que la situation ne dégénère.
Retour