Président du Département des Alpes-Maritimes
Président de la Communauté de Communes Alpes d'Azur
Président de l'Association Nationale des Maires des Stations de Montagne
19/06/2015

Encyclique Papale : un manifeste révolutionnaire pour le climat

En publiant une encyclique pontificale « Laudato si, mi segnore » sur l'écologie, le pape apporte sa contribution au débat sur les défis climatiques et environnementaux auxquels nous sommes confrontés.

Dans ce texte de 192 pages, le Pape pointe la responsabilité humaine et l’utilisation des énergies fossiles comme causes avérées du réchauffement climatique. Au-delà des croyances, le Saint-Père fait un appel solennel à la responsabilité de tous les gouvernants.

Le député azuréen Charles Ange Ginésy, très impliqué en commission du développement durable à l’Assemblée nationale sur ces questions salue le « travail remarquable du pape François qui est une première pour la transition énergétique et qui tire une sonnette d’alarme pour que les nations, les économistes et les organisations internationales puissent prendre la mesure des difficultés actuelles. Avec ce texte, le Pape recentre la place de l’Homme au cœur du sujet. Cette encyclique nous amène à réfléchir sur notre modèle économique, sur nos styles de vie et sur les menaces qui pèsent sur notre planète. Il dresse les conséquences du réchauffement climatique et les épisodes de plus en plus nombreux de sécheresse et d’épuisement des ressources en eau. Avec cet appel pour une révolution verte, ce manifeste met les gouvernants face à leurs responsabilités et c’est pourquoi je forme le vœu qu’un accord rapide puisse être trouvé. Si nous ne faisons rien, l’augmentation de la température à la fin de ce siècle sera telle que l’on atteindra +4,8° et le niveau des mers et des océans atteindra un mètre. Il est donc temps d’agir puisque nous sommes à 6 mois de la prochaine COP21 de Paris, pour répondre à ces enjeux avec des financements internationaux, qui sont toujours absents, mais aussi avec des solutions à trouver dans les négociations difficiles entre les pays développés et ceux pays en voie de développement. Au-delà, c’est de la qualité de vie qui est également question et qui doit participer à la remise en perspective de notre société. Les mesures à prendre doivent amener les individus à être moins pollueurs et à se désabuser de toutes ses attitudes consuméristes… Je crois en la nécessité et l’urgence de remettre l’individu dans une attitude sereine et responsable sur son fonctionnement en société et sur ses relations avec les hommes et la nature. »

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