Président du Département des Alpes-Maritimes
Président de la Communauté de Communes Alpes d'Azur
Président de l'Association Nationale des Maires des Stations de Montagne
27/02/2013
Question au Gouvernement

Question au Gouvernement

Charles Ange Ginésy a souhaité interroger le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, sur les nominations politiques dans l'administration. Voici sa question :

 

Merci Monsieur le Président,

Monsieur le Premier Ministre, pas une seule semaine ne se passe sans que la presse n’annonce une nouvelle nomination à un poste clé d’un proche du Président de la République.

La valse des noms est ahurissante :

Nous apprenons la nomination de Ségolène Royal à la Vice-Présidence de la Banque Publique d’Investissement pour seconder l’ami intime et camarade de promotion du chef de l’Etat, Jean-Pierre Jouyet, qui lui cumule la BPI et la Caisse des Dépôts.

On pourrait encore citer Olivier Schrameck, Jack Lang, David Azéma, Bernard Boucault, François Chérèque, Martine Aubry,  Jean-Pierre Chevènement : vous les avez tous nommés !

Et puisqu’il faut faire de la place pour votre clan, pas de problème ! Vous débarquez des fonctionnaires ayant pourtant su prouver leurs compétences et leurs qualités.

En effet, depuis votre arrivée au pouvoir, plus de 25% des préfets, de 35% des recteurs d’académie, de 15% des consuls et de 20% des ambassadeurs ont été changés, pour être remplacés par des personnalités de gauche.

Pour vos amis socialistes, c’est sûr, c’est le plein emploi ! Vous préférez vous occuper d’eux plutôt que de stopper la hausse vertigineuse du chômage. Les 3 millions de chômeurs Français apprécieront.

Monsieur le Premier Ministre, vous détenez tous les pouvoirs politiques et vous tripatouillez encore  le code électoral afin de vous le rendre plus favorable. Vous complétez cet attelage par toutes ces nominations dans la haute-administration.

A une droite hier ouverte à ses adversaires politiques, vous opposez aujourd’hui une gauche recroquevillée, sectaire, absolue. Vous créez, Monsieur le Premier Ministre, un Etat PS.

La France a besoin de plus de grandeur que l’unité de pensée que vous lui imposez pour sortir de la situation dramatique dans laquelle vous l’enfoncez.

Ma question est simple, Monsieur le Premier Ministre. Quand comptez-vous respecter vos engagements de campagne et cesser de nommer vos proches à tous les postes clés de notre pays ? 

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