Président du Département des Alpes-Maritimes
Président de la Communauté de Communes Alpes d'Azur
Président de l'Association Nationale des Maires des Stations de Montagne
19/02/2016

Charles-Ange Ginésy visite la Maison d'Arrêt de Grasse : le député interrogera Jean-Jacques URVOAS le 29 Mars 2016

Le Député de la 2ème circonscription des Alpes-Maritimes, Charles-Ange Ginésy a visité Jeudi 18 Février la Maison d'Arrêt de Grasse. Il avait été sollicité à plusieurs reprises par les représentants du personnel avant de déposer une question écrite à l'ancienne Garde des Sceaux, Christiane Taubira.

Portant un intérêt particulier à la situation de cette maison d’arrêt, le parlementaire a souhaité visiter ce centre pénitentiaire pour user de son droit d’accès aux lieux de privation des libertés, comme le prévoit la loi du 17 Avril 2015.

Construit en Septembre 1992 pour accueillir 574 détenus, l’établissement compte en moyenne un taux d’occupation en 2015 de 141%, soit 809 personnes incarcérées. Face à la gravité de la situation, Charles-Ange Ginésy a de « fortes inquiétudes sur cette surpopulation carcérale qui tend à se confirmer en début Janvier 2016 avec en moyenne 856 personnes contre 768 en Janvier 2015 ».

En revanche, le nombre d’agents n’a pas augmenté proportionnellement, ce qui fait réagir les syndicats représentant du personnel (SLP-FO et UFAP-UNSA). « Alors que l’effectif théorique de la maison d’arrêt est de 142 surveillants, je constate qu’il y a une vingtaine de postes vacants, ce qui entraine une accumulation d’heure de travail ainsi que des risques associés : absentéisme, arrêts maladies, etc. Je veux rendre hommage aux personnels de l’administration pénitentiaire qui exercent leur profession avec dévouement dans des conditions de travail très difficiles : ils font de leur mieux avec des moyens de plus en plus limités » a déclaré Charles-Ange Ginésy.

Au-delà du problème des sous-effectifs du personnel, le parlementaire souligne les difficultés techniques et le manque de moyens de l’établissement : « bien que la maison d’arrêt ait été construite dans les années 90, l’établissement souffre de l’obsolescence de certains équipements qui impactent négativement l’exploitation du site : vidéo surveillance, interphonie ou encore la vétusté du parc d’émetteurs récepteurs du personnel ».

Par ailleurs, l’établissement possède une cellule médicale qui semble aujourd’hui trop petite et exigüe. Cette cellule accueille chaque jour 200 personnes et a vu son nombre de prises en charge progresser de +20% en l’espace de 15 ans. Pour Charles-Ange Ginésy, « il y a un réel besoin de développement de la télémédecine qui doit se faire de concert avec le déploiement du très haut débit ».

Enfin, le député a été sensiblement à l’écoute des organisations syndicales et de la direction. Il s’est engagé à interpeller le nouveau ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas, par le biais d’une question orale à l’Assemblée nationale le 29 Mars prochain.

Retour